Introduction

Contexte

Rainforest Alliance est une organisation internationale à but non lucratif qui travaille à l'intersection du commerce, de l'agriculture et des forêts pour faire du commerce responsable la nouvelle norme. Rainforest Alliance construit une alliance pour protéger les forêts, améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs et des communautés forestières, promouvoir leurs droits humains et les aider à atténuer la crise climatique et à s'y adapter.

 

En partenariat avec le Ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable du Cameroun (MINEPDED) et ONU-Environnement, Rainforest Alliance exécute le projet « Éliminer les obstacles à la conservation de la biodiversité, à la restauration des terres et à la gestion durable des forêts par l’intermédiaire du COmmunity-BAsed LAndscape Management _COBALAM », financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial. L’objectif du projet COBALAM est de préserver la biodiversité dans les Hautes Terres de l’Ouest (HTO) et dans la région du Sud du Cameroun grâce à une approche de gestion durable des paysages dans laquelle la forêt à haute valeur de conservation (HCVF) est protégée par la loi et les zones forestières et agricoles environnantes sont gérées suivant les principes de gestion communautaires de paysage.  Pour atteindre efficacement les résultats du projet, les activités portent sur trois piliers : le renforcement de la gouvernance interacteurs à l’échelle des paysages, la sécurisation des ressources des paysages pour une superficie totale 53 039 ha mise sous gestion durable dans les régions les hauts plateaux de l’Ouest et la région Sud et l’amélioration des bénéfices socio-économiques significatifs directs pour 3000 personnes dont 1200 femmes.  Dans les HTO, la gestion à l’échelle du paysage exige la mise en place de structures de gouvernance multi-acteurs engageant les autorités locales, la société civile, le secteur privé, les producteurs et les autres parties prenantes clés ayant un intérêt dans la santé de l’écosystème du paysage et sa capacité à soutenir les moyens d'existence des populations rurales. A ce jour, le processus de concertation des acteurs dans les deux paysages a abouti à une structure de gouvernance à deux niveaux : au niveau communal avec la mise en place d’une commission communale de gestion de paysage dans chaque commune et au niveau intercommunal, à la mise en place d’un comité de gestion du paysage. Cette structure de gouvernance jouera un rôle clé dans la planification des usages des terres et des ressources, et dans le suivi de la mise en œuvre des options de conservation et de gestion durable du paysage des monts Bamboutos.

 

En raison de leur surexploitation, les ressources naturelles du paysage, notamment les formations végétales, la biodiversité et l’eau sont menacées de disparition. L’agriculture intensive, l’élevage transhumant, la surutilisation de l’eau et le changement d’utilisation des sols restent les principaux facteurs responsables de cette forte pression. Cela n’est pas sans conséquence car la perte de la biodiversité des sources en eau finalement expose les différents réseaux hydrographiques aux phénomènes d’assèchement et autres formes de dégradation. En effet, du fait de la compétition pour l’accès aux terres agricoles combinée à une surexploitation des ressources en eau y compris au niveau de leurs sources, les cours d’eau ne disposent plus de systèmes naturels de protection. Les options de conservation et l’utilisation durable de ressources naturelles seront définies en tenant compte du contexte physique et socio-économique du paysage des Monts Bamboutos. Leur identification va structurer les activités qui devront été programmées pour permettre aux communautés locales y compris aux agriculteurs, aux éleveurs, aux apiculteurs, au secteur privé, aux communes et aux ONG de la place de contribuer à l’établissement des équilibres de ce paysage particulier.

 

Objectifs

L’objectif de cette consultation est d’analyser les options de conservation et de gestion durable du paysage des monts Bamboutos en vue d’orienter la mise en œuvre d’actions concrètes et concertées de conservation, restauration des sols et de protection de la biodiversité et des sources d’approvisionnement en eau.  

 

Plus spécifiquement, il s’agira de :

  • décrire l’environnement humain, les dynamiques sociales et leurs interactions avec les ressources naturelles (pressions anthropiques exercées sur les ressources en eau, la biodiversité: connus et potentiels) ;

  • réaliser une synthèse des problématiques majeures notamment les facteurs favorables et défavorables à la gestion rationnelle des ressources naturelles du paysages;

  • identifier les options de conservation permettant aux acteurs du paysage de conserver la biodiversité, protéger et régénérer les forêts et les sols  et  mettre en œuvre les pratiques durables de production agricole, apicole et pastorale;

  • cartographier le paysage devant faire l’objet de la mise en œuvre des options de conservation et de gestion durable identifiées ;

  • proposer les options de conservation avec les parties prenantes et faire une planification pluriannuelle et une budgétisation des actions prioritaires.

Résultats attendus

Au terme du processus, il est attendu de l’analyse des options de conservation et de gestion durable du paysage des Monts Bamboutos comportant les données suivantes :

  • l’environnement humain, les dynamiques sociales et leurs interactions, avec les ressources naturelles existantes dans ce paysage (pressions anthropiques exercées sur les ressources en eau, la biodiversité: connus et potentiels) sont décrits;

  • une synthèse des problématiques majeures, notamment les facteurs favorables et défavorables à la gestion rationnelle des ressources naturelles du paysages est réalisée;

  • les options de conservation permettant aux acteurs du paysage de conserver la biodiversité, protéger et régénérer les forêts et les sols,  et  mettre en œuvre les pratiques durables de production agricole, apicole et pastorale sont identifiées;

  • le paysage devant faire l’objet de la mise en œuvre des options de conservation et de gestion durable est cartographié ;

  • les options de conservation sont discutées avec les parties prenantes et une planification pluriannuelle et une budgétisation des actions prioritaires sont faites.

Livrables

Les livrables suivants sont attendus du consultant :

  • un rapport de démarrage de l’étude, 07 jours après la signature du contrat ;

  • un rapport provisoire de l’étude, 30 jours après le démarrage de l’étude, qui sera validé par le   RA;

  • un rapport final de l’étude intégrant les amendements du Comité de Gestion du Paysage (CGP), les Comités Communaux de Gestion du Paysage (CCGP) et de RA, une   semaine après réception des amendements. 

 Le prestataire soumettra le rapport final sous forme de fichiers numériques y compris toutes les données collectées.

 Méthodologie

Le consultant travaillera en tenant compte des étapes pour réaliser cette étude incluant l’harmonisation de l’approche méthodologique avec l'équipe du projet, les échanges avec les parties prenantes stratégique (CGP) et communales (CCGP), communautaires et villageoises, et du secteur privé et de l’entreprenariat communautaire et l’adoption d’une approche participative pour conduire l’élaboration du plan de gestion du paysage.

 

Conditions générales de l’appel

  • Les propositions et/ou toute information supplémentaire reçues après l'heure et la date de soumission sont susceptibles d'être rejetées par Rainforest Alliance. Les propositions incomplètes peuvent être rejetées par Rainforest Alliance à sa discrétion.

  • Rainforest Alliance se réserve le droit de demander des informations supplémentaires à tout moment au cours du processus d'approvisionnement.

  • Rainforest Alliance est libre de faire des sélections multiples ou nulles dans le cadre du processus de proposition. Rainforest Alliance se réserve également le droit d'annuler cet appel.

  • Tous les coûts de la proposition seront à la charge du candidat et ne seront pas financés par Rainforest Alliance.

Durée de la consultation

La consultation se déroulera sur une période d’environ 45 jours, entre 1er  février 2023 et le 30 avril 2023.

 

Profil du consultant

L’étude sera menée par une équipe de consultants constituée de :

  • un (1) aménagiste du territoire de niveau Bac + 5 ans et spécialiste dans l’un des domaines suivants : gestion des ressources naturelles, gestion de territoires agropastoraux et aménagement des territoires hydro- agropastoraux. Il devra en outre justifier d’une expérience professionnelle d’au moins dix  (10) années dans le domaine du développement rural, de la gestion des ressources naturelles et des changements climatiques  et  dans l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion des territoires hydro-agropastoraux;  avoir une connaissance des outils de planification de paysage ; avoir d’excellentes capacités rédactionnelles et une capacité avérée à produire de bons rapports, avoir  une maîtrise parfaite de l’outil informatique ;

  • un (1) sociologue-économiste, titulaire au moins d’un Master 2 en Science Sociales ou en économie rurale, et ayant une expérience confirmée d’au moins cinq (05) années dans les approches participatives et l’analyse des coûts d’opportunités pour la gestion durable en vue d’une optimisation des valeurs économiques et environnementales avec une connaissance suffisante de gestion décentralisée et de la planification locale ;

  • un (1) expert en gestion des eaux, titulaire d’au moins d’un Master 2 en gestion de l’Eau, et ayant une expérience confirmée d’au moins cinq (05) années dans les approches de gestion intégrée des bassins versants avec une connaissance suffisante du processus de décentralisation au Cameroun et de la planification locale ;

  • Un (1) spécialiste en SIG/cartographie, ayant une bonne connaissance des outils de collecte et de traitement des données cartographiques appliquée à la gestion des ressources naturelles à l’échelle des paysages ; une expérience d’au moins deux (02) années dans l’élaboration des cartes thématiques et une expérience récente dans l’utilisation des outils de gestion du paysage agroécologique.


Comment postuler ?

Les candidats (consortiums d’experts individuels et bureaux d’étude) intéressés sont priés de soumettre leur candidature à l'adresse électronique cameroon@ra.org au plus tard le 8 Janvier 2023 en indiquant l'objet suivant : « Nom du candidat_Options de conservation et de gestion durable_Monts Bamboutos».

 

Le dossier de candidature doit être soumis en anglais ou en français (la langue que le consultant maîtrise le plus) et comprendre :

  • Une lettre de motivation adressée à la Directrice de Rainforest Alliance Cameroun ;

  • Un curriculum vitae des personnes proposées pour la mission mettant en évidence la qualification et l'expérience professionnelle, et incluant le nom et les coordonnées de trois (03) personnes de référence ;

  • Pour les bureaux d’études, en plus des CV des membres de l’équipe de mission, une description des expériences similaires ;

  • Une proposition technique présentant l’approche méthodologique proposée ; 

  • Une proposition financière incluant les honoraires journaliers du Consultant et les autres coûts nécessaires à la bonne réalisation de la mission.

 Les frais de voyage et d’activités proposés, y inclus transport et hébergement, communication seront approuvés conformément aux normes de Rainforest Alliance.  A cet effet, les coûts y afférents proposés par les candidats sont indicatifs et ne constituent pas un critère discriminatoire pour l’évaluation des offres.

 

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